J’y vais un peu fort avec le qualificatif « mystérieuse », mais pas tant que ça… Ayant reçus directement du Japon cette console chez moi aujourd’hui, une variante que je cherchais depuis longtemps en mode presque « complète », je me suis dit qu’il serait bon de faire un petit article, et une mise au point définitif sur ce modèle.
D’abord qu’est-ce donc que cette Dreamcast estampillée Partner Edition (ou Special Model) ? Si vous êtes curieux, ou fan total de cette machine, vous savez donc que la DC avait son lot de Dreamcast collector. Des exemplaires limités avec souvent un design alternatif de la console de base. Noir, bleu, verte, logo dessus, partenariat commercial et j’en passe, toutes les marques de console le font, avec plus ou moins de succès en fonction des versions et de leur rareté. Tout ça n’est donc pas nouveau.
Cette Dreamcast Partner Edition, quand à elle, sort un peu du lot puisqu’elle n’était tout simplement pas trouvable à l’achat en magasin, pourtant sortie simultanément avec la version officielle de la Dreamcast classique en novembre 1998. Nulle part, aucun magasin n’avaient cette variante de DC. Étrange, mystérieuse, énigmatique … Mais qu’est-ce donc que cette diablerie ! Voici donc quelques explications !

Le Dreamcast Partner Club :
Retour en arrière évidement, en 1998 pour la sortie de la Dreamcast au Japon, car oui, cette version Partner Edition n’était disponible que pour le publique nippon au moment de la sortie officielle de la DC. Sauf que Sega, quelques mois avant (jours?), via son club de fidélité Sega Partner proposait à leur membres une version unique de la Dreamcast personnalisée.
Voici les courriers que recevait les membres avant la sortie de la console. On peut raisonnablement penser que les enveloppes Sega Partners, invitant les membres à commander leur DC Exclusives, ont été envoyées entre mi septembre et début octobre 1998, avec une date limite de réponse fixée au 23 octobre 1998 et une validité postale autorisée jusqu’au 25 octobre 1998 (Source photo : DreamcastJunkyard), la sortie officielle étant fixée au 27 novembre 1998 :


L’élément important qui tord le cou à pas mal de fantasme c’est ce flyers donc. La console est payante, elle a un prix, ce n’était donc pas un cadeau pour les adhérents de Sega Partner :


Traduction :
Demande d’achat : Remplir la carte fournie / Paiement requis
Fabrication personnalisée : Nom gravé / Signature incluse / Production individuelle
Livraison : Envoi pour le jour de sortie officielle
PRIX :
- Prix console : 29,800 yens ( ndla : Le même prix que les versions normales)
- Frais : 1,000 yens
- Taxe : 1,490 yens
➡️ Total : 32,290 yens
Il est assez drôle qu’ici et là, dans pas mal de forum, on pouvait lire que le Partner Club était un genre de Loge maçonnique regroupant les pontes, ou dirigeant de Sega, d’autre émettait que ce club était un regroupement des sous-traitant de Sega, ou l’élite de la crème vidéoludique du moment au Japon, et que la Dreamcast Partner Edition étaient un cadeau de Sega pour leur partenaire plus ou moins commerciaux… Beaucoup de fantasme. Beaucoup…
La console, son contenu :
Voilà donc la date fatidique du 27 novembre 1998 est arrivée. Pendant que les hordes de fan enragés se battent dans les magasins pour s’arracher la nouvelle consoles de Sega, les membres Sega Partner ayant commandés leur version, voyait arriver chez eux leur jolie version. Ok mais qu’est-ce quil ya donc dedans ? Et bien le plus important est sans doute la lettre du big Boss de Sega insérée dans chaque boite des Partner Edition. Cette lettre synthétisant le contenu de la boite sert d’authentification offcielle, mais quelques détails important ajoutent aussi au caractère unique de ces consoles. Voilà la lettre de Shoichiro Irimajiri, celle se trouvant dans la boite de ma console, en dessous sa traduction :

Traduction :
« Nous vous livrons un modèle spécial, unique au monde, rien que pour vous.
Nous vous remercions sincèrement pour l’achat du modèle spécial de la nouvelle console de Sega, la Dreamcast.
Nous vous invitons à vérifier le contenu du colis que nous vous avons envoyé et à profiter pleinement du nouveau monde du divertissement numérique. Parmi les éléments inclus avec votre Dreamcast, vous trouverez dans le manuel une carte de demande d’adhésion au programme Dreamcast Partners. Ce programme est le club officiel des fans Dreamcast, héritier de l’esprit Sega Partners, encore renforcé et enrichi.
Nous espérons que vous deviendrez un leader dans l’univers Dreamcast et que, avec nous, vous contribuerez à faire grandir la Dreamcast. Nous vous invitons chaleureusement à nous rejoindre. Nous vous remercions sincèrement pour votre soutien continu envers Sega et la Dreamcast.
27 novembre 1998 – Sega Enterprises, Ltd. »
Et les informations concernant le contenu de la console :
Console Dreamcast (édition avec plaque nominative)
Manette Dreamcast (1 unité)
Câble d’alimentation
Câble modulaire (5 mètres)
Câble AV stéréo
Dream Passport (disque de communication réseau)
Manuel d’instructions
Livret « Pour votre sécurité »
Dragonne pour manette
On peu noter qu’en bas de la lettre, il est mentionné un service spécifique de S.A.V pour les éditions Partner.

Mais alors, combien il y en a eu !?
C’est le moment où le côté mystérieux pointe le bout de son nez, car personne ne sait réellement combien de ces DC ont été produite. Certains parlent d’une cinquantaine, d’autre d’une centaine. Sega n’a jamais communiqué là dessus, seul un ancien employé de l’époque, aurait évoqué une petite quantité très limité. Je n’ai trouvé nulle part sur les documents, un nombre limite d’inscription etc etc
Longtemps, certains petit malin évoquaient une très grosse quantité de console, car sur les boites des Partner, les mieux conservées, figure toujours en haut a gauche un petit sticker avec le nom du gagnant (le premier propriétaire) et juste en dessous un numéro. Certains en ont déduit que c’était le « numéro de série » de la console, sauf que non. C’est sans doute le numéro d’adhésion du membre au Sega Partner Club. En gros un numéro de logistique pour mieux gérer les envois de consoles aux gagnant des jeux.Peut-être, peut-être pas ?

La boite, avec ce stickers, et donc la même console à l’intérieur prends alors toute sa valeur, c’est la VRAI boite pour la VRAI console et évidement le numéro de série doit correspondre à la console, cela va de soit. Ce petit sticker tout bête est presque plus autant un gage d’authenticité que la lettre à l’intérieur.


Voilà donc toute l’histoire autour de cette version Partner Edition. Pour beaucoup de fan ultra, elle fait partie des plus rare aujourd’hui, surtout en complète avec la lettre, le sticker et tout le contenu de la boite. Il y a effectivement très peu de version ultra complète sur le net. Leur prix varie étrangement. Certaines sont très élevées, d’autre, le plus souvent au japon sont plus « accessible » dirons nous. Certains vendent à prix d’or la console mais avec des boites plus récente, d’autre sans même vérifier si le numéros de série correspond, comme d’habitude sur les sites marchand il y a à boire et a manger.
Quand à ma version, elle n’est pas totalement complète, j’attends la Dragonne et le Dream Passport pour la rendre totalement collector (enfin pour moi!). Seul petite ombre au tableau, elle fait partie des légendaires version « Camel », et oui la blancheur n’est pas l’amie des DC :) Voici quelques images rapides :
Pour aller plus loin : Le Sega Partners puis le Dreamcast Partner
Le Saga Partners est un club de fidélité Sega, il fallait s’inscrire au club via un courrier, le truc qu’on envoyait par la poste là, avec un timbre et tout, ou sur le site internet de l’époque, tout ça en 56k bien évidement. Ensuite Sega, avec l’arrivé de la Dreamcast a donc créé le Dreamcast Partner. La firme vous envoyait par la poste (encore eux!) un jolie courrier de demande d’adhésion au Dreamcast Partner puis vous receviez ensuite votre courrier d’adhérent avec votre carte de fidélité à l’intérieur et vos identifiants, le Graal. Vous aviez accès à votre « compte bancaire » Dream Point Bank que vous alimentiez ensuite en achetant des produits, mais surtout des jeux Dreamcast. Cette demande d’adhésion était donc comprise dans les version Partner Edition de la Dreamcast.


Un peu comme dans votre supermarché, avec votre carte de fidélité, vous accumulez des point Dream Point Bank (c’est comme ça qu’ils appellent leur système de fidélité) et avec ces points durement gagnés (enfin… Achetés) vous pouviez gagner des goodies Dreamcast mais aussi des manettes exclusives, des VMU et tout un tas de trucs exclusifs à ce club. Si vous avez chez vous un jeu Japonais, vous avez peut-être dans le petit livret à l’intérieur une petite feuille rouge, avec un code, et un nombre de point en haut à gauche. C’est ça les Dreamcast Point qui étaient à entrer sur le site du Partner Club Dreamcast et ainsi alimenter votre compte de Dreamcast Point.
j’ai pris un de mes jeux Jap, exemple ici 18 Wheeler, j’ai de la chance, tous mes jeux ont le flyers Dream Point Bank, celui-ci valait 300 points :

et voici quelques exemples de périphériques et autres bidules obscures que vous pouviez échanger avec vos points Dreamcast Point :




Récapitulons : Sega Partner -> Dreamcast Partner Club -> Dream point card -> Dream point bank. On est d’accord, c’est pas simple toutes ces dénominations pour « juste » un programme de fidélité…
Voilà voilà, en espérant que cet article « dossier » vous aura intéressé et vous informé sur une partie de l’histoire de la Dreamcast !






























































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